01.F.a Symboles 2016 ︎︎︎
01.F.b Linguistique 2017 ︎︎︎
01.F.c Administratif 2017 ︎︎︎
01.F.d How to micronation 2019 Proxima b est un projet de micronation datant de 2016, et, rétrospectivement ma première tentative de world building.
Tout fut réfléchi pour essayer d’en faire une véritable protonation, de rendre ce projet légitime aux yeux des autres micronations, voir des nations elles-mêmes. Pour ce faire l’ensemble du projet fut divisé en plusieurs étapes suivant un plan précis de construction.
Premièrement, trouver un lieu ou établir ce projet. Il était important pour cela d’avoir quelque chose de concret, un véritable territoire afin de ne pas avoir l’impression de n’être que dans le fictif. Je commençais donc mes recherches légales de terrain exploitable.
M’intéressant aux Terrae Nullius existants et reconnus, comme le fut celui aujourd’hui connu sous le nom de Liberland, ainsi qu’aux cadastres de séparation territoriale (par exemple le long du Rhin entre la France et l’Allemagne), cependant tout cela fut
impossible, tout appartient déjà à quelqu’un ou a quelque entité étatique.
Même les terres arctiques, dernier bastion de terra nullius potentiel, me furent fermés, autant de par leur statut politique international que par l’Union Micronationale Antarctique qui y
refuse de nouveaux arrivants.
Après avoir infructueusement étudié le traité sur l’antarctique j’entrepris avec l’aide d’une Doctorante en droit d’analyser ette fois-ci le traité de l’espace de 1967 pour voir si les on-dit concernant certaines failles juridiques se veulent réels, ce qui est le cas.
Il suffit donc d’être un quidam et de réclamer une planète hors du système solaire pour commencer à avancer dans mon projet.
De par son statut d’exoplanète la plus proche, Proxima b Centauri était la candidate idéale.
Je commençais donc, toujours avec la même aide juridique, à écrire des « lettres de Revendications » qui furent envoyées aux
principaux signataires du traité de l’espace. De Donald Trump à la Nasa, tous prirent connaissance de mes exigences et personne n’y exprima d’avis négatif, ni positif soit dit en passant, dans les 6 mois suivant l’envoi. Cela signifiant, en droit international, leur accord là-dessus.
Il fallait après cela ajouter au projet plus de consistances, les bases étant acquises, le drapeau entama sa mise en branle.
Il se cristallisa sous la forme d’un grand drapeau noir avec trois trous représentant le système solaire de Proxima b composé d’autant de soleils.
S’ensuivit la conception d’une langue qui allait lancer mon intérêt pour la linguistique. Elle est bien sûr, avec du recul, pleine de défauts. La faute à un apprentissage autodidacte ainsi qu’à des lacunes en orthographes et en grammaire due a un cycle d’école primaire auquel on ne porte que peu d’importance. Quand bien même, cet ersatz de langue fut construit en 6 mois sur des bases de grammaire d’Asie du Sud Est, d’une orthographe et d’une construction syllabique jouant sur une stéganographie argotique basé du Louchebem. Peu de temps après suivit son alphabet monocaméral propre.
À ce moment-là, une fois le territoire, le drapeau et le langage préparés, il fut entrepris de trouver des citoyens, ce qui, étonnamment, fut assez simple.
Cette micronation dispose actuellement d’une centaine de citoyens de différents pays du globe : France, Suisse, Espagne, États-Unis, Lituanie, Japon pour exemple.
J’étais encore pour le moment seul propriétaire, suite a mes courriers, de Proxima b du centaure et ce fut des rumeurs de putsch qui finir de me convaincre de partager le territoire en
parts égales pour chacune des personnes ayant choisi de rejoindre le projet.
En plus d’actes de donation de parcelle (qui permettent donc à qui le souhaite de faire acte de sécession pour créer sa propre micronation), les passeports commencèrent à apparaître avec d’autres documents officiels.
Le passeport se veut bien entendu en règle et utilisable légalement partout, bien entendu il est fort probable de se faire refouler à la frontière avec ce type de document, comme ce fut le cas pour un citoyen de cette micronation qui ne put traverser la frontière suisse, ou un autre qui après une heure avec des douaniers put finalement, grâce a son passeport français, entrer en territoire américain.
Un espace de discussion fut mis en place et permit à tout le monde de faire entendre sa voix afin de prendre les grandes décisions de la façon la plus démocratique possible.
Il fut donc décidé, vu que sur terre aucune loi d’aucun pays ne prévoit ce qu’il se passerait face à des lois provenant d’une civilisation extra atmosphérique, que toute loi proximienne primerait sur une loi terrienne.
Chaque citoyen voit donc son lieu de vie devenir une ambassade de Proxima b et est libre de mettre ses propres lois en place comme il l’entend, aucun abus n’est à signaler pour le moment.
Par la suite, lors de mon diplôme, plusieurs centaines de mètres carrés furent réquisitionnés en tant qu’ambassade temporaire et des visas de séjour pour les non-citoyens furent mis en place afin de pénétrer sur le territoire proximien.
L’hymne proximien y fut jouer ce jour-là. Il fut nommé “Ej yal rus mroxiap b” et était le fruit d’une collaboration entre
moi-même et deux citoyens de Proxima B. L’un avec qui piste instrumentale et texte prirent vie, et le second s’occupant de
donner corps et voix en tant que performer.
Une installation de plusieurs centaines de kilos de terres placés circulairement sur un diamètre d’environ huit mètres lui servit de scène, cela afin de nous rappeler à nous autres, habitants en devenir de Proxima b, notre lien à cette planète, qui, loin des yeux, n’en reste pas moins proche du coeur.
Ce projet, dans lequel je me suis énormément investi, fut un élément révélateur pour ma pratique artistique.
Il m’ouvrit les yeux sur une manière de travailler qui me plaisait vraiment et
l’exploitation qui pouvait en découler.
Ce furent donc, je pense, les balbutiements de ce que j’essaie aujourd’hui de créer avec mes projets en cours ainsi qu’un attrait beaucoup plus
développé pour la recherche quelle soit scientifique, artistique ou juridique.
Tout fut réfléchi pour essayer d’en faire une véritable protonation, de rendre ce projet légitime aux yeux des autres micronations, voir des nations elles-mêmes. Pour ce faire l’ensemble du projet fut divisé en plusieurs étapes suivant un plan précis de construction.
Premièrement, trouver un lieu ou établir ce projet. Il était important pour cela d’avoir quelque chose de concret, un véritable territoire afin de ne pas avoir l’impression de n’être que dans le fictif. Je commençais donc mes recherches légales de terrain exploitable.
M’intéressant aux Terrae Nullius existants et reconnus, comme le fut celui aujourd’hui connu sous le nom de Liberland, ainsi qu’aux cadastres de séparation territoriale (par exemple le long du Rhin entre la France et l’Allemagne), cependant tout cela fut
impossible, tout appartient déjà à quelqu’un ou a quelque entité étatique.
Même les terres arctiques, dernier bastion de terra nullius potentiel, me furent fermés, autant de par leur statut politique international que par l’Union Micronationale Antarctique qui y
refuse de nouveaux arrivants.
Après avoir infructueusement étudié le traité sur l’antarctique j’entrepris avec l’aide d’une Doctorante en droit d’analyser ette fois-ci le traité de l’espace de 1967 pour voir si les on-dit concernant certaines failles juridiques se veulent réels, ce qui est le cas.
Il suffit donc d’être un quidam et de réclamer une planète hors du système solaire pour commencer à avancer dans mon projet.
De par son statut d’exoplanète la plus proche, Proxima b Centauri était la candidate idéale.
Je commençais donc, toujours avec la même aide juridique, à écrire des « lettres de Revendications » qui furent envoyées aux
principaux signataires du traité de l’espace. De Donald Trump à la Nasa, tous prirent connaissance de mes exigences et personne n’y exprima d’avis négatif, ni positif soit dit en passant, dans les 6 mois suivant l’envoi. Cela signifiant, en droit international, leur accord là-dessus.
Il fallait après cela ajouter au projet plus de consistances, les bases étant acquises, le drapeau entama sa mise en branle.
Il se cristallisa sous la forme d’un grand drapeau noir avec trois trous représentant le système solaire de Proxima b composé d’autant de soleils.
S’ensuivit la conception d’une langue qui allait lancer mon intérêt pour la linguistique. Elle est bien sûr, avec du recul, pleine de défauts. La faute à un apprentissage autodidacte ainsi qu’à des lacunes en orthographes et en grammaire due a un cycle d’école primaire auquel on ne porte que peu d’importance. Quand bien même, cet ersatz de langue fut construit en 6 mois sur des bases de grammaire d’Asie du Sud Est, d’une orthographe et d’une construction syllabique jouant sur une stéganographie argotique basé du Louchebem. Peu de temps après suivit son alphabet monocaméral propre.
À ce moment-là, une fois le territoire, le drapeau et le langage préparés, il fut entrepris de trouver des citoyens, ce qui, étonnamment, fut assez simple.
Cette micronation dispose actuellement d’une centaine de citoyens de différents pays du globe : France, Suisse, Espagne, États-Unis, Lituanie, Japon pour exemple.
J’étais encore pour le moment seul propriétaire, suite a mes courriers, de Proxima b du centaure et ce fut des rumeurs de putsch qui finir de me convaincre de partager le territoire en
parts égales pour chacune des personnes ayant choisi de rejoindre le projet.
En plus d’actes de donation de parcelle (qui permettent donc à qui le souhaite de faire acte de sécession pour créer sa propre micronation), les passeports commencèrent à apparaître avec d’autres documents officiels.
Le passeport se veut bien entendu en règle et utilisable légalement partout, bien entendu il est fort probable de se faire refouler à la frontière avec ce type de document, comme ce fut le cas pour un citoyen de cette micronation qui ne put traverser la frontière suisse, ou un autre qui après une heure avec des douaniers put finalement, grâce a son passeport français, entrer en territoire américain.
Un espace de discussion fut mis en place et permit à tout le monde de faire entendre sa voix afin de prendre les grandes décisions de la façon la plus démocratique possible.
Il fut donc décidé, vu que sur terre aucune loi d’aucun pays ne prévoit ce qu’il se passerait face à des lois provenant d’une civilisation extra atmosphérique, que toute loi proximienne primerait sur une loi terrienne.
Chaque citoyen voit donc son lieu de vie devenir une ambassade de Proxima b et est libre de mettre ses propres lois en place comme il l’entend, aucun abus n’est à signaler pour le moment.
Par la suite, lors de mon diplôme, plusieurs centaines de mètres carrés furent réquisitionnés en tant qu’ambassade temporaire et des visas de séjour pour les non-citoyens furent mis en place afin de pénétrer sur le territoire proximien.
L’hymne proximien y fut jouer ce jour-là. Il fut nommé “Ej yal rus mroxiap b” et était le fruit d’une collaboration entre
moi-même et deux citoyens de Proxima B. L’un avec qui piste instrumentale et texte prirent vie, et le second s’occupant de
donner corps et voix en tant que performer.
Une installation de plusieurs centaines de kilos de terres placés circulairement sur un diamètre d’environ huit mètres lui servit de scène, cela afin de nous rappeler à nous autres, habitants en devenir de Proxima b, notre lien à cette planète, qui, loin des yeux, n’en reste pas moins proche du coeur.
Ce projet, dans lequel je me suis énormément investi, fut un élément révélateur pour ma pratique artistique.
Il m’ouvrit les yeux sur une manière de travailler qui me plaisait vraiment et
l’exploitation qui pouvait en découler.
Ce furent donc, je pense, les balbutiements de ce que j’essaie aujourd’hui de créer avec mes projets en cours ainsi qu’un attrait beaucoup plus
développé pour la recherche quelle soit scientifique, artistique ou juridique.